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Bulletin des Bauges - Juillet 2018

Bulletin des Bauges - Juillet 2018

 

MAISON DE RETRAITE : LA DEMOCRATIE EN

DANGER

 

Le 29 novembre 2017, M. Pierre HEMAR évoque trois options : la création d’un nouveau syndicat intercommunal centré sur l’Action Sociale, la reprise par la commune du Chatelard, l’appel à une structure privée.

Le 2 février 2018, une convention est signée par Grand Chambéry et la fondation privée Villages de santé et d'hospitalisation en altitude (VSHA). Les élus s'engagent délibérément sur la voie de la privatisation d'une institution publique après avoir inauguré l’extension neuve des locaux de l'EHPAD (14 lits de plus avec l’argent public, joli cadeau de mariage). Sans mandat. Sans informer ni consulter leurs électeurs !

Le 8 mars, suite à la réunion publique organisée par le PCF, des habitants des Bauges (dont trois conseillers municipaux) lancent une pétition papier pour demander un débat contradictoire avec les élus de Grand Chambéry et du CIAS-Cœur des Bauges.

Fin mars, deux articles paraissent dans « Vivre en Bauges ». L'un, signé Les maires des Bauges (la qualité des soins continuera d’être excellente !) et l'autre Le Service Communication de Grand Chambéry (l'avenir est assuré... restent à caler la gouvernance et les enjeux fonciers !) justifient le choix de la gestion privée.

Le 3 mai, au Conseil Communautaire, la pétition (567 signatures) est remise au président X. DULLIN. Celui-ci, pleinement satisfait de la solution adoptée pour « sauver la maison de retraite », ne voit pas la nécessité d’en débattre… Pour lui, la messe est dite !

Ainsi, nous perdons la maîtrise d’un équipement crucial. De surcroît, selon l’article 5 et l’annexe 6 de la convention signée, nous participons – par nos impôts – au financement d’une institution privée à hauteur de 81 564 € pour l’année (le demi-poste de direction et le poste à temps partiel du médecin coordonnateur).A ce jour, ni Grand Chambéry, ni l’Agence Régionale de Santé n'apportent de solution au statut de la fonction publique de la moitié des personnels.

Le 9 juin, un rassemblement citoyen, peu médiatisé, s’est tenu pour affirmer l’exigence du débat public. Personne ne peut transiger avec la démocratie.

Le 14 juin, Grand Chambéry adopte la convention définitive (quel contenu ?) à l’unanimité des présents.

Le 18 juin, dans Vivre en Bauges n°73, X. DULLIN répète ce qu’il a décidé. Où est le débat dans la méthode Coué ? Eh bien il n’y en a point. Les questions posées restent en suspens…

Le 1er juillet, la privatisation imposée est effective.

Pourtant la chose n’est pas close. Différentes options de gestion publique existent :

- la reprise par le CCAS de la commune du Chatelard, (M. HEMARD -LR- n’en veut pas)

- la création d’une structure intercommunale sociale, (Les Maires n’en veulent plus)

- la prise de compétence par Grand Chambéry (M. DULLIN –LR- n’en veut pas).

SERVICES PUBLICS EN BAUGES ou CHANGER D’ANGLE

DE VUE ?

 

Il y a quelques années, la disparition de la subdivision de la DDE (équipement), la forte diminution des bureaux de poste (Aillon-le-jeune, Ecole) et l’externalisation des repas dans beaucoup d’écoles avaient laissé un goût amer. Au réveillon du nouvel an, ce sera au tour des Finances Publiques d’éteindre la lumière définitivement. 2019 commencera avec la gueule de bois !

Pour faire avaliser tous ces éloignements et fuites d’emplois, on nous raconte des fables à longueur d’écoute :


- 1ère fable : « il n’y a plus d’argent dans les caisses de l’état »

Rien de plus facile… lorsque des mastodontes économiques, exonérés et/ou évadés fiscaux, brassent des milliards et payent proportionnellement moins d’impôts que beaucoup d’entre nous,

- 2ème fable : « il faut faire des économies »

Rien de plus facile…de couper les vivres des collectivités locales sans distinction aucune (moins de services publics, moins d’actions sociales) et puiser dans le porte-monnaie des familles (plus de pauvres, plus d’inégalités),

- 3ème fable : « il faut résorber les dettes »

Rien de plus facile… de creuser les dettes quand la Banque Centrale Européenne oblige les Etats à des emprunts à des taux supérieurs auprès de banques privées. Nos gouvernants s’en servent comme d’un chantage.

- 4ème fable : « il faut être moderne par la dématérialisation »

Rien de plus facile… de le proclamer quand les entreprises du haut débit délaissent les territoires non rentables. Nos dirigeants travaillent à la dématérialisation au prix de la déshumanisation des services.

Quand nous disons « fables », nous sommes bien au cœur du sujet des services publics menacés.

Tout est affaire de choix politiques et de choix de société.

 

COLLEGE DES BAUGES ou comment SORTIR DU CERCLE

VICIEUX ?

 

Rappel : cette question des effectifs avec deux classes de 6ème a déjà existé, il y a plusieurs années ; elle fut résolue par le choix politique juste et intelligent d’adjoindre dans l’offre du collège des options (sport-ski et nature-biodiversité) liées au massif. Pourquoi ce principe qui a été valable hier ne le serait plus aujourd’hui ? La réponse est dans le choix volontaire des décideurs de pratiquer une politique comptable dans tous les domaines de la vie. Tout simplement.

Vécu : c’est ainsi que trop de surveillants en internat, une année, on vous en supprime, l’année suivante. Ceci oblige à fermer un étage d’internat. Ce sera toujours ça d’économisé.

Plus assez d’élèves pour 3 classes de 6ème, une année, on vous supprime une classe de 6ème, l’année suivante. Ceci interdira d’inscrire des demandes d’internes parce que pas assez de surveillants et de lits.

Comment ne pas s’étonner que l’application systématique des calculs technocratiques des quotas réglementaires accouche de monstrueuses démonstrations aux effets dévastateurs pour les élèves, leurs parents et toute la communauté administrative et enseignante du collège ?

Voilà la jolie rhétorique des manipulateurs du cercle vicieux de la réduction des dettes en tous genres. Et vous les connaissez, ils sont aux manettes gouvernementales, parfois régionales et départementales, voire plus près de vous encore.

 

Lu dans Vivre en Bauges n°73 : une vision commune.

Les administrateurs et salariées d’une activité locale ont réussi à faire aboutir un projet citoyen mettant « en lumière une façon de penser et de vivre le collectif, une manière de faire ensemble et d’agir (…) ici et maintenant pour le bien commun, une nouvelle proposition de société plus respectueuse…» Pour eux, «  il y a urgence à penser les choses collectivement…». Voilà une vision que nous, communistes, partageons pleinement. Avec d’autres personnes, d’horizons divers, cet hiver, et encore aujourd’hui, nous avons engagé une action pour que la Résidence Maurice Perrier demeure un bien commun, un service public. A cette fin, nous avons lancé une pétition pour obtenir le débat public si nécessaire. L’EHPAD du Chatelard, après plus de 20 ans de gestion publique passe en gestion privée. Une décision des élus du CIAS (conseil intercommunal) et du président Dullin de Grand Chambéry, prise entre eux, sans information/consultation auprès des habitants donc sans nous, très loin du faire ensemble. Quel contraste saisissant !

La colère du Maire de La Compôte

 

C’est très bien d’être en colère (Dauphiné Libéré - 11 juin) face à la menace de suppression d’une classe de 6è et de personnels (enseignant et encadrement) au collège des Bauges. Nous, communistes, le sommes aussi.

Mais, la colère de J-P. FRESSOZ s’arrête vite pour soutenir la politique d’Emmanuel MACRON.

 


Soutien quand il pousse le plus loin possible l’application de la loi NOTRe aux effets dévastateurs. En effet, l’homme « en colère » (?) milite pour la suppression des communes. A croire que les suppressions du canton du Châtelard et de l’intercommunalité Cœur des Bauges ne lui suffisent pas. Bonjour la gestion au plus près des citoyen-ne-s ! Dans son élan, il va jusqu’à vouloir « solder une histoire vieille de la Révolution (française)(!), il faut vivre avec son époque. »

Irait-il jusqu’à retoucher notre devise républicaine ? « Egalité »…n’est-ce pas démodé ? Notre époque, chère à l’édile, creuse les inégalités : les riches sont exonérés de l’impôt sur la fortune mobilière, les autres compensent avec la hausse de la CSG. « Fraternité »…ce n’est plus de notre époque sans doute. Comme dit M. MACRON : « Les aides sociales coûtent un pognon dingue ». Débarrassons-nous de toutes ces vieilleries. M. J-P FRESSOZ dit « notre époque » : mais laquelle ? Celle du retour des rois ?

 

 

Soutien toujours, du maire, à la politique du président : à propos de la fermeture annoncée de la perception, le maire est pour car « nous sommes en 2018 et la dématérialisation le permet quand ça fonctionne » (sic). Combien d’emplois perdus en Bauges ?

 

S’il vous plaît, M. J-P FRESSOZ retrouvez vite votre colère, ne vous arrêtez pas en si bon chemin…

 

 

Un nouveau souffle du côté

d’AILLON-LE-JEUNE !

 

Alors que certains maires des Bauges ou de Grand Chambéry pensent supprimer les stations de ski non rentables, démonter les remontées mécaniques et rendre les prés aux vaches, d’autres élus proposent que l’avenir est à redéfinir en associant sports d’hiver, sports d’été et culture. Nous les félicitons.

A Aillon-station, une SOCIETE COOPERATIVE D’INTERET COLLECTIF a vu le jour.

Cette SCIC, dénommée « L’AUTRE VALLEE » s’est fondée dans un esprit de mutualisation à partir des équipements existants publics et privés situés sur la commune d’Aillon-le-jeune et de concertation avec des acteurs associatifs et individuels du massif. Face à l’inertie de ces derniers temps, la création de cette structure ouvre une perspective de dynamisme fédérateur. Qu’on en juge :

- Réactivation de la salle de l’Europe et tous les locaux attenants pour en faire un vrai pôle de développement de projets artistiques, culturels, éducatifs et touristiques

- Gestion de l’espace des Nivéoles réaménagé pour les hébergements des séjours de toute nature,

- Organisation et étalement des activités sur les quatre saisons afin de pérenniser et générer toutes les possibilités de retombées locales.

L’état d’esprit d’ouverture et d’association aux acteurs locaux doit permettre à tous (familles, scolaires, habitants, professionnels) de profiter de l’ensemble des programmations dédiées au développement culturel et sportif.

Nous, militants communistes, soutenons et/ou participons à ce renouveau très concret de l’enrichissement mutuel des connaissances et des rencontres. Enfin, une bonne nouvelle !

 

Le tandem libéral MACRON-EUROPE :

une remise en cause de la république une et

indivisible ?

 

Depuis de trop nombreuses années, le PROJET LIBERAL EUROPEEN a contribué à affaiblir le rôle de la puissance publique, de ses moyens d’intervention, et notamment du service public. Il y a danger et urgence. Partout où la République recule, où l’État renonce, le grand risque est le repli sur soi.

UN FONCTIONNEMENT TECHNOCRATIQUE

Les fonctions régaliennes de l’État (justice, police, défense) sont abîmées, dégradées, de même que son intervention sur l’économie pour la relance de la production industrielle. Dans le même temps, nous subissons l’éloignement des services de l’État, la fusion des régions et des administrations (santé, éducation nationale). Qui, parmi les citoyens, et même les élus, est capable de comprendre quoi que ce soit aux schémas régionaux d’aménagement et développement du territoire, de développement économique, d’innovation, etc. ? On est dans un fonctionnement technocratique professionnel toujours plus au service du même objectif : pôles d’excellence, d’innovation, de compétitivité, universitaires, exclusivement réservés aux métropoles.

Ce phénomène conduit à observer qu’une partie du territoire national est oubliée et abandonnée. Cela concerne le milieu rural, mais aussi les quartiers périphériques des métropoles. Ce mouvement est accompagné par des réformes institutionnelles : les fusions de communes au forceps ou encouragées par la carotte ou le bâton budgétaires ; des intercommunalités géantes où beaucoup de citoyens sont tenus à distance. Et, au bout du compte, un État censeur, un État tuteur, qui s’assoit sur le principe de libre administration des collectivités locales garantie par la Constitution. On parle de crise démocratique, mais est-ce que la commune, par exemple, n’est pas une instance de démocratie vivante qu’il faudrait préserver ? Dans tous les sondages, les maires sont plébiscités et c’est pourtant la collectivité qui souffre le plus.

UN VÉRITABLE DÉMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE

Il y a un paradoxe : l’évolution de notre organisation territoriale et institutionnelle se traduit par un véritable déménagement du territoire. Toutes les lois récentes proposées accentuent le phénomène. Par exemple, la réforme autour du logement (loi ELAN) se traduit par le regroupement de bailleurs dans des structures gigantesques, la disparition de leur capacité à intervenir dans les zones rurales et les villes moyennes. Avec au bout du compte, un éloignement d’une des questions prioritaires des Français : le logement.

Emploi, santé, logement, éducation, quatre priorités et sujets pour lesquels le gouvernement a fait le choix de l’individualisation, de l’éloignement des pouvoirs de décision, et de réduction du service public. Le gouvernement vide le Parlement de sa substance et prive les citoyens de toute résistance.

Par exemple, la loi phare de ce gouvernement, la réforme du Code du travail, adoptée par ordonnances, c’est-à-dire par un dispositif qui prive le Parlement de sa capacité à enrichir, modifier ou s’opposer à la loi. Le gouvernement nous explique que rapidité, absence de débat, riment avec efficacité. Et au bout du compte, des groupes de travail considèrent que le Parlement doit se transformer en laboratoire d’idées, en conseil économique et social, en un lieu où l’on n’initie plus la loi, où l’on ne modifie plus la loi, mais où on réfléchit en vase clos. Les effets de mode sur le non-cumul vont éloigner du Parlement des territoires de la République, puisque l’on va transformer les députés en parisiens, six jours sur sept.

Sans la vigilance nécessaire des citoyennes et des citoyens, le danger est réel de se diriger vers une République éclatée et la mise en miettes de l’unicité et de l’indivisibilité de la République, héritage de la Révolution française.


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Le Parti communiste prépare un Congrès extraordinaire

pour fin novembre 2018.

Il le fait portes et fenêtres ouvertes, dans l'action, sans repli sur soi, ni fuite en avant. Il ne veut être ni celui qui veut tout changer sans rassembler personne, ni celui qui veut rassembler tout le monde pour ne rien changer, mais bien celui qui veut rassembler un maximum de monde pour changer un maximum de choses.

Pablo Neruda écrivait :

« Il meurt lentement/Celui qui ne change pas de cap/Celui qui ne prend pas de risques/Pour réaliser ses rêves »