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Section de la Maurienne

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Billy Margueron
 

 
 

En France, le groupe FerroPem compte six sites regroupant à peu près 1100 salariéEs. Le groupe est réputé pour sa production de silicium et d'alliages spéciaux. Il connait aujourd'hui une situation difficile.

C'est le cas de ses usines de Montricher, en Maurienne et de Château Feuillet, en Tarentaise.

Montrichier compte environ 150 salariéEs et Château Feuillet 260, auxquels ils faut ajouter sous-traitance et prestataires. Ce n'est pas rien. Des fours sont à l'arrêt, du personnel est en chômage partiel, les intérimaires pnt disparu. L'usine de Château Feuillet compte 4 fours, et la fermeture d'un seul impacte imédiatemment une soixantaine d'emploi.

L'avenir des deux sites est incertain et les saliréEs s'inquietent. D'autant que le directeur de Château Feuillet a demissioné : c'est le directeur de l'usine de Montricher qui gère désormais les deux usines !

Que s'est-il passé ? Pourquoi une telle situation ?

Anciennement Péchiney, le groupe FerroPem a été racheté par l'Espagnil FerroAtlantica. En 2016, la fusion de FerroAtlantica avec l'American Globe Specialty Metals (un fond de pension) a donné naissance à FerroGlobe (Cependant, lorsqu'ils en parlent, les habitants disent toujours FerroPem). Mais les filliales de Globe Metals (comme Chateau Feuillet) ont été victimes des méthodes de pillage de cette société : leurs bénéfices ont été emportés à la maison mère qui a ainsi vidé leur trésorerie ! Il ne reste rien pour l'investissement ! Globe Metals est venu prendre l'argent, il n'est pas venu pour developper un projet industriel. Les fonds de pension se moquent de l'emploi.

D'autre part, concernant Château Feuillet, une stratégie de conquête de marchés très aléatoire, jointe à la perte d'un important client, ont fragilisé le site. Les salariéEs paient la note, l'emploi est menacé, la riposte s'impose donc.

La production des usines FerroPem est utile.

Le silicium entre dans la fabrication de nombreux produits (dont le silicone). FerroPem travaille pour la sidérurgie, l'automobile, le rail (tout ce qui est acier), le photovoltaïque (les panneaux solaires). Il y a des marchés, une stratégie de conquête active devrait être impulsée au plus haut niveau. Evidemment, il faut aller chercher sur le terrain. Les "commerciaux" ont du pain sur la planche.

De la relocalisation est possible : ce que fait château Feuillet peut-être utilisé par Ugine. Des opportunités existent : la relance du fret ferroviaire, la réalisation du Lyon-Turin, sont des occasions à saisir. Cela implique des décisions politiques natioanles : Ainsi, Ascoval, qui travaille pour le rail et fait des blooms aciers, ne doit pas fermer. Sa nationalisation serait une bonne solution.

La mobilisation pour l'emploi est necessaire.

Les deux usines doivent continuer, l'emploi doit être sauvergardé. Il y a un savoir-faire à conserver (par exemple pour le Casi, le silicium de calcium), à bonifier. Car, si ces usines fermaient, elles ne repartiraient pas. Il faut les garder. Une large mobilisation est possible dans ce sens. Le PCF l'appelle de ses voeux.

Oui, il faut changer de braquet.

Relancer le pouvoir d'achat est indispensable pour sortir de la stagnation économique. L'augmentation du Smic, des salaires, des pensions et des minimas sociaux s'impose.

Et il faut donner des pouvoirs nouveaux aux salariéEs et à leurs éluEs : ils doivent pouvoir intervenir sur les choix de gestion des usines. Il y a des erreurs qu'eux ne feraient pas. De plus, l'idée communiste de coopération prend tout son sens : la concurence "libre et non fausée" entraîne suppression d'emplois et dumping social. L'avenir est aux coopérations pour répondre aux besoins, pas à la concurrence pour conquérir des marchés.

Enfin nous avons besoin d'une véritable politique industrielle. L'abandon de la sidérurgie a ainsi été une catastrophe ! Et quelle est, de ce point de vue, la vision des députéEs savoyardEs ? Vincent Rolland et Emilie Bonnivard parlent de tourisme "en grande difficulté" (ce qui est vrai), mais sont discrets sur FerroPem. Or, si le tourisme est important, la Savoie vit aussi des services publics, de l'agriculture et de l'industrie. Il ne faut pas l'oublier.

 

le 31 août 2020

La situation de FerroPem pose toute la question de l'emploi industriel