Le pouvoir d’achat
Les tarifs du gaz (+12,6 % au 1/10), de l’électricité (+47,75% en 10 ans) et du pétrole explosent. De plus en plus de familles sombrent dans la pauvreté. Selon le Secours Populaire Français 1 personne sur 5 souffre de la faim et que dire de la situation des plus jeunes, contraints de trouver un « petit boulot » pour payer leurs études. Se nourrir, se loger, se chauffer, se cultiver sont des besoins fondamentaux que notre société doit prendre en compte. On ne le fera pas en distribuant des « chèques énergie » aux plus précaires mais comme le demande Fabien ROUSSEL en fixant un SMIC à 1800€ brut, en augmentant salaires et retraites, en un mot en donnant du pouvoir d’achat à l’ensemble de la population. Il propose de limiter l’écart des salaires de 1 à 20 (Actuellement et sans parler des dividendes des actionnaires ils vont de 1 à 300) . Les moyens existent ! Au premier semestre 2021 les entreprises du CAC 40 (Bourse de Paris) ont réalisé 60 milliards d’euros de profits cumulés, soit une augmentation de 41 % par rapport au premier semestre 2019 ! Selon le journal « Le Monde » du 10 août, les dirigeants des grandes entreprises françaises se verront attribuer en 2021 une rémunération de 5,3 millions d’euros en moyenne (supérieure de 500 000 euros en moyenne toujours) à celle qu’ils avaient perçue en 2019 donc avant Covid ! Dans le classement 2021 des grandes fortunes françaises (magazine « Challenges » de juillet), les 500 premières fortunes ont atteint cette année près de 1 000 milliards d’euros (2 milliards en moyenne) soit une augmentation de l’ordre de 30 %. Tout cela en pleine récession puisque le PIB français avait baissé alors de 8 % ! Les banques (BNP, BPCE, Société Générale, Crédit Agricole…) ont bien entendu bénéficié à fond de ces résultats mais leurs patrons n’ont pas proposé d’augmenter les salaires de leurs employés (excepté une hausse du bonus de … leurs traders !)
L’urgence climatique
Le 6ème rapport du GIEC (groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat) confirme une alerte déclenchée depuis 30 ans. « Il ne s’agit plus d’éviter un réchauffement de 2°C devenu inéluctable mais de réduire drastiquement et de toute urgence nos émissions de gaz à effet de serre. Si on ne décarbonne pas l’atmosphère notre avenir proche sera insupportable » Vagues de chaleur à répétition, intensité des sécheresses, incendies gigantesques, inondations, érosions irréversibles…voilà notre futur. Alors qu’est-ce qui bloque ? L’action de nos dirigeants en France comme dans le monde, malgré leurs discours, est amplement insuffisante. La récente loi climat, expurgée des propositions les plus fortes de la convention citoyenne pour le climat illustre leurs renoncements. Partout, ils font des efforts pour préserver des intérêts économiques sans aucune volonté de remettre en cause le système. Celui-ci est piloté par des multinationales capitalistes qui dépensent des centaines de millions d’€ pour influencer les législateurs et par des banques dont les financements confortent les énergies fossiles (charbon, pétrole et gaz). En remettant en cause ces pratiques hégémoniques capitalistes reprenons la main sur notre avenir climatique. Ainsi le PCF réclame, entre autres, la renationalisation des géants de l’énergie et la constitution d’un pôle public de l’énergie. Le CM d’Ugine, sur proposition de nos conseillers, s’oppose à l’unanimité au projet de démantèlement d’EDF et demande de préserver le service public de l’énergie dans son intégrité. Un exemple parmi les actions du quotidien pour s’attaquer au capitalisme prédateur et donner le pouvoir aux citoyens.
JP Calvat et L Bertrand