PCF Savoie

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Dans tout le pays, la montée des revendications, des résistances et des luttes est une caractéristique du moment.
En Savoie, la FDSEA a barré des panneaux indicateurs de banderoles noires disant « Pas de pays sans paysans », ou « Défends ton paysan ». La Fonction publique connaîtra une grève nationale le 5 décembre. Les Ehpad du département sont dans le rouge et les personnels s’inquiètent. Des licenciements touchent de nombreuses usines du pays suscitant grèves et manifestations (Arcelor Mittal Centres de services ferme ainsi deux de ses huit sites, les faillites et les restructurations menacent 300 000 emplois !). Les cheminots
font grève pour défendre le service public. Michel Barnier s’est senti obligé de rencontrer les maires de Savoie pour apaiser leur grogne, d’ailleurs sans succès apparent. C’est une colère multiforme qui s’exprime, touchant de très nombreux secteurs.
Sous l’apparente diversité des mobilisations, c’est une même politique qui est visée, une politique d’injustice sociale, une politique d’austérité pour la population, de recul social, alors que les fauteurs de crises (spéculateurs financiers, grandes entreprises, banques) sont épargnés, soutenus même, et vont continuer à les alimenter.
Portées par la gauche de changement, les solutions sont connues. Donner de nouveaux pouvoirs aux salariés pour casser la dictature patronale et  s’opposer aux licenciements,
imposer aux importateurs agricoles les normes sanitaires françaises (légitimes et nécessaires) et assurer un revenu décent aux paysans, investir dans les services publics (en renonçant aux  privatisations et mises en concurrence), dans la transition écologique (à laquelle FerroPem aurait pu contribuer!), augmenter le Smic, en revenir à la retraite à 60 ans, taxer les profits pour financer une grande politique sociale (ce sera autant d’argent en moins pour la spéculation monétaire!), etc.
Les élus savoyards de droite n’émettent que des critiques ponctuelles et de « faible intensité » sur l’action du gouvernement, car elle correspond à leur philosophie. Et l’extrême droite est sur la même ligne. Selon la droite et le RN, on ne pourrait pas exiger des grandes sociétés une participation à la résorption de la dette, car cela ferait fuir leurs entreprises à l’étranger… L’équipementier automobile français Valeo n’est pas taxé, mais part en Turquie ! La fuite des capitaux continue malgré tous les cadeaux fiscaux du gouvernement ! Et pour inverser cette situation, il n’y a qu’une solution, l’intervention et le contrôle des salariés grâce à des droits nouveaux.
L’hypocrisie du RN éclate là au grand jour : parler de faire du social sans prendre l’argent là où il est n’est qu’une lamentable mascarade. D’ailleurs, à l’Assemblée nationale, les députés du RN ont refusé la proposition de recettes nouvelles avancée par la gauche pour équilibrer le budget ! Justement parce que cette proposition de recettes nouvelles s’attaquait à l’injustice sociale.
Alors il ne faut pas se tromper de combat et tout faire pour que le RN ne prenne pas les rênes du pouvoir. Cela passe par le rassemblement à gauche dans le respect de toutes ses sensibilités.

 

Alain Dupeloup