Action citoyenne du 10 septembre (250 000 participants), énorme Fête de l’Humanité pour sa 90ème édition (610 000 entrées), mobilisation de l’intersyndicale du 18 septembre (1 000 000 de manifestants): de ces trois évènements marquants de cette rentrée montent beaucoup de colères, émergent de nombreux désirs et de grandes exigences. Les colères sont le fruit de la hausse des inégalités, de l’austérité sans fin (sous prétexte de l’accroissement de la dette ...), de l’injustice fiscale entretenue sciemment, de la casse systématique de tous les services publics, de l’envol des prix de l’énergie … et, toujours, de la retraite à 64 ans. Face à ce déluge antisocial, le 5ème changement de 1er Ministre en deux ans (qui vise à maintenir des budgets qui accablent l’immense majorité de la population) ne répond en rien aux exigences des français. Le désir de justice fiscale devient irrépressible : taxer les plus riches par l’application de la taxe Zucman (2% sur les 1 800 plus grosses fortunes), réactualiser l’impôt sur la fortune, réprimer les tricheurs de l’évasion fiscale par la mise en place de l’impôt à la source pour les entreprises... Le désir de justice sociale ne l’est pas moins. Le montant des aides publiques accordées aux entreprises est de 211 milliards d’euros sans contrepartie ni contrôle. Les grands patrons sont vraiment les premiers assistés de France. Et de loin ! Avec quelles contreparties pour les salarié.e.s ? De meilleures conditions de travail ? Une rémunération plus juste ? Un pouvoir de décision accru ? Rien de tout ça ! Que la richesse créée par les travailleurs et les travailleuses ne soit plus confisquée mais partagée, mise en commun, socialisée sous leur contrôle. Notamment par des hausses de salaires, des moyens donnés à l’éducation, l’hôpital, la culture, la retraite complète à 60 ans maximum… A l’heure où nous écrivons ces lignes, les organisations syndicales cherchent encore les meilleurs moyens d’accroître la pression pour faire reculer la politique austéritaire et obtenir des mesures sociales financées par la contribution des plus riches Le mouvement en cours remet au centre du débat public les grandes exigences que sont la démocratie, l’équité, le progrès social, Ces exigences relèguent à l’arrière-plan les arguments diviseurs du RN. Elles placent les forces de Gauche devant leurs – lourdes - responsabilités. Les polémiques stériles, les postures d’un âge passé qui font craindre un retour de la division, alimentent l’amertume, découragent l’action, obscurcissent les perspectives. Elles sont un frein au progrès social. Les communistes réaffirment que seule l’UNITÉ sur les bases du programme du NFP et dans le respect de tous les partenaires, est un devoir impératif pour créer les conditions politiques nécessaires à la satisfaction des revendications exprimées.