Fédération PCF de Savoie (73) - Front de Gauche

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Tarentaise - La question du service public hospitalier doit être abordée au fond

 

Le rapport du cabinet d’études KPMG sur l’avenir des trois hôpitaux de Tarentaise n’en finit pas de faire des vagues. On peut penser que le départ d’Yvan Maniglier de la direction du CHAM (Centre hospitalier Albertville Moûtiers) en est un peu une conséquence «collatérale» (sûrement souhaitée par l’ARS, l’Agence régionale «coiffant» l’organisation sanitaire).
Pour la syndicaliste Marie-Claude Martine, il faut aller au fond des choses. Certes, avec François Hollande, la gauche socialiste est au pouvoir, mais le fonctionnement des hôpitaux dépend toujours de la loi Bachelot de 2009, «avec ses corollaires, la tarification à l’activité et la mise sur le même plan du public et du privé». C’est l’application de cette loi qui met les hôpitaux publics en déficit. Ainsi, à Albertville, la maternité est en déficit, bien qu’étant remplie à 82% ! Et, quand il y a déficit, selon la loi Bachelot, il doit y avoir «redressement».
Du coup, le CHAM a subi trois plans de «redressement» depuis 2008, avec des suppressions de services et d’emplois, sans solutionner quoi que ce soit. Le plan de «redressement» de 2013 a entraîné le non remplacement des congés du personnel et la suppression d’une équivalence de 12,7 emplois.
Pour l’ARS, il faut une nouvelle gouvernance pour la Santé en Tarentaise, mais sans affirmer la pérennité du service public hospitalier. La CGT s’en inquiète sérieusement. D’autant que le rapport de KPMG traite de la gouvernance sans mentionner le site de Moûtiers ! On peut en effet y lire : « Les centres hospitaliers de Bourg-St-Maurice et du CHAM sont chargés de la gestion des activités respectivement sur les sites de Bourg et d’Albertville».
Concernant la gérontologie, les propositions faites, là encore,suscitent l’inquiétude. Ainsi, le rapport de KPMG propose de «remettre à niveau l’ensemble des EHPAD de la Tarentaise (et notamment les établissements Claude Léger à Albertville et Les Cordeliers à Moûtiers) dans le cadre d’une gestion collective (non exclusivement hospitalière)», ce qui est inacceptable.
Hervé Gaymard a d’ailleurs saisi la perche tendue en souhaitant que le Conseil général ait la main mise sur le budget des maisons de retraite, ce qui ouvrirait la voie à leur intégration dans le cadre territorial. La bonne solution est, au contraire, que les EHPAD restent sous statut hospitalier. Les tarifs pratiqués, inférieurs à ceux du privé, le nombre des personnels, plus important que dans le privé, tout plaide pour que les EHPAD restent sous statut hospitalier. Mais Hervé Gaymard semble avoir dans l’idée d’accroître la participation financière des familles, d’où sa proposition.
On le voit, la défense du service public hospitalier est plus que jamais d’actualité.

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