Fédération PCF de Savoie (73) - Front de Gauche

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Coeur de Savoie - Interviewée par La Maurienne, sa présidente passe à côté de l’essentiel

Béatrice Santais, députée-maire de Montmélian, vient d’être élue présidente de la Communauté de communes «Coeur de Savoie» qui regroupe 43 communes. L’élue socialiste se félicite de cette réalisation, disant qu’elle «montrera qu’on peut vivre tous ensemble en préservant l’identité des petites communes, en ayant des ambitions pour nos concitoyens (…) Il y a toujours, dans toute communauté, le sentiment des plus petits d’être mangés par les plus gros. Or les plus grosses communes ne sont pas les plus nécessiteuses» question intercommunalité.
Evidemment, Béatrice Santais souhaite bien faire et elle va sûrement s’engager à fond dans ses nouvelles responsabilités.
Là n’est pas l’essentiel. L’essentiel est que la réforme territoriale voulue par le gouvernement va bousculer toute la belle ordonnance des actuelles communautés de communes et que l’avenir des communes est terriblement menacé. Dans certaines zones, le préfet de la Savoie parle de regrouper plusieurs communes en une seule, alors que les élections municipales viennent d’avoir lieu et que, à notre connaissance, ni les habitants, ni les élus locaux n’en veulent.
La disparition envisagée de toute démocratie de proximité, l’éloignement programmé des citoyens des lieux de décisions, la future mise en concurrence de tous les territoires, le projet de suppression des départements, la casse des services publics rendent un peu dérisoires les propos convenus et gentillets sur le développement «harmonieux» des communautés de communes ! Il serait bien que Bernadette Santais s’en rende compte et prenne ses distances avec les propositions de Manuel Valls.
La réforme territoriale envisagée est d’une telle brutalité qu’il serait impensable qu’elle soit mise en oeuvre sans un grand débat public suivi d’un référendum permettant aux Français de dire ce qu’ils en pensent. Certes, le gouvernement le refuse, il veut passer en force. Mais «la partie n’est pas jouée» pour autant, ripostons en exigeant que les Français soient consultés sur la réforme territoriale. C’est nécessaire et ce serait républicain.