Fédération PCF de Savoie (73) - Front de Gauche

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Tarentaise - La direction de Carbone Savoie persiste, la CGT résiste

A Notre Dame, la CGT met le PDG en garde

Trois mois se sont écoulés depuis l’annonce, par la direction de Carbone Savoie, de suppressions d’emplois à Notre Dame de Briançon et de la fermeture de l’usine de Lannemezan.
Militants sur le site de Notre Dame, David Pivier, le responsable syndical de la CGT, et Yann Genet, le secrétaire du Comité central d’entreprise, ont montré que la « réorganisation » imposée par cette direction n’apportait aucune solution aux problèmes rencontrés, bien au contraire.
Ils écrivent : « vouloir, comme l’envisage la direction, ramener sur les deux sites de Notre Dame et de Vénissieux la totalité de la charge de travail de Lannemezan, sans investissements nouveaux mais avec 84 personnes de moins dans les effectifs, est irréalisable ». Les deux syndicalistes notent qu’il y a déjà des retards de production et estiment que ce « regroupement » sur Notre Dame et Vénissieux se traduira inévitablement par « une aggravation des conditions de travail pour les salariés ».
La CGT exige donc un moratoire afin que la restructuration décidée ne soit pas mise en oeuvre. Pour David Pivier et Yann Genet, « le four à cuire de Lannemezan est vital pour l’existence de Carbone Savoie » et il faut faire attention à ce que l’on fait, car « les ateliers de cuisson de Vénissieux et d’usinage de Notre Dame ne sont prêts, ni techniquement, ni humainement, à répondre aux difficultés à venir ».
On mesure là combien il serait positif pour l’économie de notre pays que salariés et élus syndicaux disposent de droits nouveaux leur permettant d’intervenir dans les choix de gestion. Dans l’immédiat, le PDG de Carbone Savoie ferait bien d’entendre ce que disent les syndicalistes.

La casse continuera-t-elle avec Cevins ?

L’usine Mersen de Cevins (ex Carbone Lorraine) est spécialisée dans les équipements spéciaux à base de graphite. Le groupe Mersen compte deux autres sites en France, un à La Mûre (dans l’Isère), l’autre à St Bonnet de Mûre (dans le Rhône), et possède des usines dans plusieurs pays européens.
Selon le syndicaliste CGT David Pivier, une réorganisation est envisagée pour « regrouper » des productions, les « transférer » sur un nombre plus réduit d’entreprises, ce qui pourrait entraîner la suppression d’environ 300 postes. L’usine de Cevins pourrait être concernée.
Cette « réorganisation », comme dit pudiquement le patronat, vise à porter la marge opérationnelle du groupe à 12% d’ici 5 ans, alors qu’elle n’a été que de 8,1% en 2013. Une misère, quoi… La CGT en appelle à la vigilance.